Une fiche de dégustation suit l’ordre naturel de l’analyse : la vue, le nez, la bouche, puis une conclusion. Chaque étape se note avec quelques mots précis. Elle sert à garder la mémoire d’un vin, à comparer plusieurs vins ou à progresser dans la description, sans forcément donner de note.
L’en-tête
On commence par identifier le vin : appellation, producteur, millésime, couleur. On note la date et le contexte : à table, en dégustation comparative, en visite de domaine. Ces informations permettent de retrouver le vin et de comprendre pourquoi il a été perçu de telle façon.
La vue
- Couleur : jaune pâle, doré, ambré ; rose pâle, saumon ; rubis, grenat, tuilé.
- Intensité : légère, moyenne, profonde.
- Limpidité et brillance.
- Pour un effervescent, la finesse et la persistance des bulles.
Le nez
On sent une première fois sans agiter le verre, puis une seconde fois après l’avoir fait tourner. On note l’intensité, puis les familles d’arômes : fruits, fleurs, végétal, épices, bois, notes d’évolution. On signale un éventuel défaut, comme un goût de bouchon.
La bouche
L’analyse en bouche suit trois temps. L’attaque : la première impression, souple, vive, ample. Le milieu de bouche : l’équilibre entre acidité, sucre, alcool et, pour les rouges, tanins. La finale : la longueur, c’est-à-dire le temps pendant lequel les arômes persistent après avoir avalé ou recraché. Les professionnels recrachent le vin, ce qui n’empêche pas d’évaluer la finale.
La conclusion
On résume en une ou deux phrases : le caractère du vin, son équilibre, son potentiel de garde, les plats qui pourraient l’accompagner. Certains ajoutent une note, sur 20 ou sur 100 ; d’autres préfèrent un commentaire. Une fiche n’est pas un jugement définitif : le même vin peut paraître différent selon le moment.
Un exemple de vocabulaire
Pour décrire l’acidité : vif, frais, nerveux, ou à l’inverse plat, mou. Pour les tanins : soyeux, fondus, fermes, asséchants. Pour la finale : courte, moyenne, longue, persistante. Ces mots, précis et partagés, permettent de comparer ses impressions avec d’autres dégustateurs.
Lors d’une dégustation, le crachoir a sa raison d’être : voir pourquoi les professionnels recrachent. Les autres gestes sont dans la rubrique servir et garder.















